Botz dépend de l’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil
Les premières mentions de Botz remontent au XIe siècle. Botz était alors formé de deux paroisses : Saint-Gilles de Botz et Saint-Germain de Botz. Ces deux paroisses faisaient partie du territoire exempt de l’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil, c’est à dire qu’il ne dépendait pas d’un diocèse mais directement du pape. Le cellerier (le moine chargé de l’approvisionnement de l’abbaye) résidait au bourg de Botz en 1258.
Le bourg avait son église et à l’est, là où est aujourd’hui la ferme de Saint-Germain était l’autre église qui servait encore au XVIIe. Mais à cette époque elle dépendait de la paroisse de Botz. Le curé allait y célébrer la messe tous les quinze jours.
Botz n’avait pas de château et le seigneur était l’abbé de Saint-Florent-le-Vieil.
Les guerres de Vendée
Le curé de Botz, l’abbé Courjarret devait être assez progressiste. En effet, il participait à la commission intermédiaire qui était chargé d’une enquête pour étudier l’état du district de Beaupréau à la veille de la révolution. Mais ensuite il est passé dans la clandestinité comme le montrent plusieurs lettres conservées aux Archives départementales de Maine et Loire.
A Saint-Florent-le-Vieil, les 10 et 11 mars 1793 des gars de Botz étaient présents lors de la lecture de la loi sur la conscription de 300 000 hommes et ont participé à la révolte. Ensuite beaucoup ont combattu dans les armées vendéennes.
Une bataille a eu lieu sur le territoire communal bien qu’elle porte le nom de « Grand choc de Chaudron ».
Aujourd’hui une stèle près de l’ancien moulin à vent du Pay rappelle cet épisode auquel Stofflet a participé.
D’après une plaque située dans l’église, une cinquantaine de personnes de la commune auraient perdu la vie au cours des différentes opérations.
Le XIXe siècle
Botz était une commune essentiellement agricole mais le bourg possédait de nombreux tisserands en cave qui tissaient la laine ou le lin. Les meuniers étaient également très nombreux sur les pourtours de la commune.
Au milieu du siècle, un jeune menuisier installera une usine de tarares à l’angle des rues, à l’entrée du bourg, du côté de Chaudron. Cette usine donnera du travail aux anciens tisserands et à beaucoup de jeunes.
Le XXe siècle
Le début du siècle sera marqué comme la plupart des communes de France par la guerre 14-18. 32 soldats de 21 à 45 ans perdront la vie sur une population de 950 habitants.
Le mot Mauges sera ajouté au nom de la commune en 1919.
Au cours de ce siècle, l’usine continuera de fabriquer des tarares puis après la guerre 39-45 elle changera ses fabrications (serres, poulaillers, châssis, etc.). Elle verra ses effectifs augmenter pour atteindre 300 personnes en 1968. Malheureusement cette usine cessa cette activité fin 1968.
Une petite activité se poursuivra avec des hauts et des bas jusqu’en 2007.

